Cosmétiques

Les alternatives aux coton-tiges jetables

Le coton-tige fait partie des objets à usage unique qui trouvent le plus de remplaçants en version zéro déchet. Il existe en effet de nombreuses alternatives à ces innombrables petits bâtonnets. Le tout c’est de trouver la sienne. Ce n’est pas toujours facile parmi une offre toujours plus grandissante qui met en avant de nombreuses formes et de nombreux matériaux. J’ai testé 3 types de nettoyeurs d’oreille : l’oriculi en bambou, le coton-tige en silicone et la curette en acier qui a ma préférence. Ils proviennent tous de la boutique en ligne zéro déchet Hillo. Vous en trouverez également dans certaines pharmacies et dans les commerces bio. L’idée c’est de dire oui pour la vie à un de ces objets.

L’oriculi en bambou

L’oriculi, le cure-oreille écologique est surement l’objet le plus emblématique de l’abandon du coton-tige. Cette tige en bambou se finit par une minuscule cuillère. On en trouve également en acier avec une cuillère à miel à l’autre extrémité (alors que sur les modèle en bambou, il y a une décoration comme une puce ou une perle).

Cet objet nous vient du Japon et de son art du nettoyage d’oreille. Au pays du Soleil Levant, on l’appelle mimikaki (mimi : oreilles ; kaki : nettoyer).

Avec cette cuillère, vous nettoyez votre oreille en raclant légèrement son entrée une à deux fois par semaine. L’idée c’est d’amener le cérumen vers l’extérieur et non pas de le tasser à l’intérieur. Il faut rester bien concentrer quand on se prête à l’exercice car, comme avec un coton-tige classique, on doit veiller à ne pas l’enfoncer trop loin.

Un mimikaki en bambou se lave facilement à l’eau mais il n’aime pas l’humidité. Il vaut mieux le sécher tout de suite et le ranger au sec.

Je n’ai pas été très à l’aise avec cette alternative surtout sur les oreilles de mes enfants. Mais c’est une pratique convaincante. D’ailleurs elle semble convenir au plus grand nombre, y compris pour le faire sur d’autres oreilles que les siennes.

En effet, au Japon, le curage des oreilles est prodigué non par soi mais quelqu’un d’autre avec un mimikaki. C’est un soin traditionnellement maternel qui se donne désormais en institut. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet. Si ça vous intéresse, j’ai vu qu’il existait un manga insolite : Mimikaki L’étrange volupté auriculaire.

Le coton-tige réutilisable en silicone

C’est ce qui ressemble le plus à un coton tige, de forme et d’usage. Deux embouts différents sont proposés pour mieux accéder à tous les recoins de vos oreilles.

Ce que j’ai bien aimé, c’est la familiarité avec l’objet mais par contre c’est curieux car du coup on l’appréhende comme si c’était un coton-tige classique alors que c’est beaucoup plus rigide. J’ai vu cette particularité comme un risque supplémentaire de tasser le cérumen plutôt que de l’extraire, surtout avec l’embout le plus large. Finalement, l’usage de ce coton-tige lavable en silicone renvoie au débat du coton-tige en général, doit-on considérer que sa forme et son utilisation sont adaptés à nos oreilles ? ….

Le silicone se nettoie très facilement à l’eau et au savon. Le produit se décline en plusieurs couleurs, ce qui est parfait pour les différents membres de la famille. Un bon point aussi pour la boite compacte qui protège les coton-tige, aussi pratique en voyage qu’à la maison parce que sinon on ne sait pas bien où ranger son coton-tige lavable. Par contre, l’ensemble représente tout de même beaucoup de plastique.

Notre sujet est l’hygiène auriculaire mais notez bien qu’il existe également un modèle de coton-tige en silicone pour le maquillage, ce qui est plutôt une bonne idée. Je n’ai pas encore testé, si vous en avez l’occasion, je veux bien votre retour dans les commentaires.

La curette en acier

Quel drôle de nom et de forme. J’ai un peu hésité avant de me servir d’une curette la première fois. Je trouvais ça un peu brute comme objet et surtout trop froid pour mes oreilles. Mais finalement, c’est de loin mon outil préféré.

Déjà, c’est l’objet le plus durable de mon test. Il est en acier inoxydable. Non seulement son impact environnemental est très faible mais en plus, il est prévu pour passer des décennies à vos côtés. C’est précieux de nos jours. Il est aussi facilement lavable à l’eau tiède.

Mais ce n’est pas suffisant pour être adopté, si je vous en parle c’est surtout que la curette est diablement plus efficace que les autres. Avec ses 3 boucles de tailles différentes, c’est un vrai piège à cérumen. Il suffit de l’introduire à l’entrée du conduit auditif, n’allez pas trop loin surtout, et de faire des petits va-et-vient vers l’extérieur pour faire sortir la matière.

Cette curette est aussi très facile à utiliser sur des enfants même si ça les chatouille un peu.

alternatives aux coton-tiges
Une armée de remplaçants pour le coton-tige

Voilà, vous avez mon tour d’horizon des solutions intéressantes pour remplacer définitivement les cotons-tiges jetables. Je vais essayer de persévérer avec le mimikaki car il mérite sa chance mais pour l’instant ma préférence va à la curette. Tous les goûts sont dans la nature, y compris en matière de cure-oreille, je vous laisse écouter votre feeling pour choisir le votre.

Il est entendu que le lavage à l’eau et au savon avec un petit bout de tissu comme un disque démaquillant lavable, c’est bien aussi 🙂

Mais, au fait, où en est le coton-tige légalement ?

Qu’en est-il des coton-tige en plastique à ce jour ? Le débat dure depuis tellement longtemps qu’il n’est pas toujours facile de saisir ce qui est entériné ou en attente. En plus, il s’agit d’une loi qui a subi un report d’un an sous prétexte qu’il faut y aller progressivement, ce qui a semé la confusion.

Au sein de l’Union Européenne, le coton-tige en plastique, comme d’autres d’objet en plastique à usage unique, sera interdit à partir de 2021. En attendant, il disparait peu à peu des rayons de distribution.

Mais pour les consommateurs et la planète, il n’y a guère de changement. Les marques ont simplement remplacé ce produit par un coton-tige identique avec une tige en papier ou en bambou. Ces produits de remplacement n’ont rien d’écologique. Non seulement ils continuent d’être produits et acheminés, mais en plus il sont vendus sous plastique. Et définitivement, le bambou n’est pas la solution à tout.

La vraie solution c’est quand même d’abandonner les objets à usage unique quand c’est possible et on vient de voir qu’en matière de coton-tige, c’est très facile. Je vous laisse en musique parce que le coton-tige au musée, ensemble on peut y arriver 😉

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s